du 13 décembre au 1 février 2026
Le Palazzo Merulana et CoopCulture présentent l'exposition Sans cadre, personnelle du peintre Giorgio Ortona, avec les contributions critiques de Maria Grazia Calandrone, Plinio Perilli et Claudio Strinati.
Le projet d'exposition met au centre la ville contemporaine en tant que conteneur existentiel et artistique pratiquement inépuisable de l'inspiration picturale. À travers les nombreuses œuvres exposées, les trois genres traditionnels de la peinture - paysage, figure et nature morte - seront valorisés mais revisités avec un langage extrêmement contemporain.
On commence par l'exploration de Rome, ville d'adoption de l'artiste et creuset de formes stratifiées à travers les siècles, pour élargir la vision à d'autres villes telles que Tripoli (sa ville natale), Naples, Palerme ou Addis-Abeba. Certaines de ces prises de vue sont également issues de Google Maps.
L'univers pictural d'Ortona explore la réalité du quotidien, des intérieurs domestiques, du paysage urbain semi-périphérique, avec une attention particulière aux "immeubles", et pas seulement ceux de Rome, désormais historiques. Plinio Perilli décrit ainsi la recherche d'Ortona : "le réseau expressif d'Ortona s'est élargi, s'est élevé, s'est exacerbé entre le Moi propre, le Moi (ou le Surmoi, ou l'Id inconscient) qui nous concerne, et une série de portraits domestiques, ou en tout cas familiers, concitoyens, urbains et suburbains, amicaux ou anonymes... qui apprivoisent et remodèlent notre sain, profond rêve et besoin de Réalisme."
Ces dernières années, sa recherche inclut également le thème de l'eau, exprimé par la représentation des baigneurs ou des lieux du tourisme balnéaire, tels que les établissements, les piscines et les plages.
Le portrait est toujours tourné vers des sujets de la vie urbaine, comme les touristes ou les athlètes, et les natures mortes, quant à elles, à travers des sacs de ciment ou des matériaux de construction. Claudio Strinati aborde sa matière picturale comme étant "à mi-chemin entre la définition et l'effacement, deux dimensions visuelles presque opposées mais obtenues par les mêmes moyens."
Il conçoit chacune de ses œuvres non comme définitive et achevée, mais appartenant à un discours plus large et ouvert, qui prévoit, au fil du temps, la révision avec des mises à jour expressives de la peinture elle-même, justement "sans cadre", coulant facilement à travers l'écoulement du temps et ses changements. "Giorgio Ortona est le poète du mouvement figuratif et verbal, au sens où ses tableaux et les titres de ses tableaux peuvent changer avec le temps. Rien n'est cristallisé, rien n'est figé. Tout est inquiétude et ferment, nervosité de l'obsession et de l'agitation. Vitalité, en un mot. Et les titres que Ortona impose aux tableaux importent, car ils complètent l'œuvre visuelle, souvent sans l'expliquer, ajoutant au contraire au mystère, à l'ironie, à la mélancolie, à la beauté de ce que l'on voit (et ne voit pas)", résume Maria Grazia Calandrone sa vision de l'artiste.
Via Merulana, 121, Rome, Italie
Horaires d'ouverture
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du 28 mars au 1 novembre 2026
Giovanni Korompay
Wolfsoniana, Gênes
Artsupp Card : musée + expositions 9.00 €